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Posted Feb 20, 2026, 2:51 PM
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And another one. It's not even funny how much the Government of Quebec seems to detest the Outaouais.
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Cégep régional: Québec dit non à l’Outaouais
Par Daniel LeBlanc, Le Droit
20 février 2026 à 04h13
Le Cégep de l’Outaouais essuie un refus: Québec dit non à sa demande visant à obtenir le statut de cégep régional, privilège détenu par deux seuls autres établissements depuis un demi-siècle et donnant droit selon la loi à du financement additionnel.
Au début de l’automne, le conseil d’administration du seul établissement collégial francophone de la région avait, par l’entremise d’une lettre acheminée à la ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, formulé une demande afin d’obtenir ce statut qui modifierait sa structure corporative.
Avec le feu vert pour cette reconnaissance permise par la loi, le Cégep de l’Outaouais aurait pu voir son enveloppe budgétaire de fonctionnement être rehaussée de plus de 800 000 $ par an. D’autant plus que l’établissement anticipe un déficit de plus de 2,5 millions en 2025-2026.
Puisqu’une allocation serait versée pour chaque collège constituant, soit chacun des campus où on dénombre plus de 500 étudiants (Gabrielle-Roy et Félix-Leclerc) en plus du financement fixe, l’enveloppe totale serait passée près de 5,8 millions à 6,6 millions de dollars.
Or, le Cégep, qui stipule que ce statut est non seulement «un levier de financement» en plus de le définir «en tous points», a récemment reçu une confirmation que le ministère rejette sa demande.
«Pas efficient»
De passage à Gatineau jeudi, la ministre Martine Biron a été catégorique pour justifier la réponse de Québec, indiquant que de «rajouter davantage de structures administratives» ne serait pas «efficient».
Elle spécifie que «l’un n’empêche pas l’autre» et que ce n’est pas parce qu’on a un tel statut ou non qu’on est limité pour autant dans l’expansion.
«Au contraire, il y a beaucoup de cégeps qui ouvrent ce qu’on appelle des centres locaux, des CEC (centres d’études collégiales). Ils peuvent ouvrir des campus. D’ailleurs, le cégep a deux campus, dit-elle. On a investi, d’ailleurs, dans l’agrandissement d’un des deux campus, 28 millions, ce qui n’est pas banal.»
Cet agrandissement du campus Gabrielle-Roy, une nouvelle aile de deux étages de 1000 mètres carrés, doit être complété ce printemps. Les nouveaux espaces accueilleront dès la prochaine rentrée les programmes de Radiodiagnostic et Techniques de l’informatique.
Déception et espoir
Steve Brabant, directeur général, ne cache pas son désappointement devant ce refus, mais indique qu’il compte revenir à la charge après les élections, lors de la prochaine ronde budgétaire.
S’il comprend qu’une charge financière vient avec un tel statut pour le gouvernement, il tient à rappeler qu’une communauté entière a donné son accord «unanime» pour en faire la demande officielle dans le but de reconnaître «le caractère régional et particulier» de l’Outaouais.
Plus de six ans après l’adoption d’une motion sur le statut particulier de l’Outaouais par l’Assemblée nationale, M. Brabant croit que ce changement d’appellation se serait accompagné de moyens financiers et administratifs adéquats et adaptés à la réalité régionale.
«Par exemple, le campus Gabrielle-Roy obtient un financement de base de 4,4 millions de dollars par année pour 3500 étudiants, presque 4000 en fait sur ce campus-là. Un même campus de 1500 étudiants, on pourrait regarder par exemple notre voisin, le Cégep Heritage, reçoit le même montant de 4,4 millions de dollars par année, ce qui veut dire que per capita, par nombre d’étudiants, le ratio de financement est bien, bien différent, dit-il. Oui, on obtient un financement par tête de pipe, sauf que même si on tient compte du montant de base, il y a une disparité majeure.»
Selon M. Brabant, une telle disparité est l’une des explications clés pourquoi le Cégep accuse autant de retard, lequel ne lui permet pas «d’avoir tous les moyens pour élargir la desserte sur son territoire, pour implanter des nouveaux programmes pour mieux combler les besoins de main-d’œuvre».
«Il y a également des discussions au sujet d’autres programmes, comme pharmaceutique, par exemple. Ces moyens-là, la reconnaissance du statut régional, c’est des forces, des outils additionnels pour nous permettre de développer le plein potentiel du seul Cégep de l’Outaouais», lance-t-il.
Preuve qu’il y a surpopulation, le directeur général soutient que le ministère lui-même reconnaît dans ses données qu’il y a un déficit d’espace de 3000 mètres carrés pour le Cégep de l’Outaouais.
Au final, 700 demandes d’admission ont été refusées cette année. Après les quatre tours d’admission, près de 400 individus n’ont pas obtenu une place au Cégep, déplore Steve Brabant, qui précise que la proportion de refus (près de 20 % cette année) est en progression constante depuis trois ans.
«Ma plus grande préoccupation en matière d’accessibilité, c’est que ce taux-là ne progresse pas. Ça, ça veut dire être capable de synchroniser la croissance et l’offre, de sorte à ce qu’on ne se retrouve pas à 22, 25, 30 % éventuellement. Ultimement, le revers de ça, c’est le taux d’accessibilité», explique le gestionnaire.
Dans la Belle Province, seuls deux cégeps bénéficient d’un statut régional, soit le Cégep régional de Lanaudière, qui a des adresses à Joliette, L’Assomption et Terrebonne; ainsi que le Cégep régional (anglophone) de Champlain, dont les collèges constituants se trouvent à Lennoxville, Saint-Lambert et Québec.
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https://www.ledroit.com/actualites/educa...a-loutaouais-47D36GE3JRFFNFI7CJQPJGNN6A/
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