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  #41  
Old Posted Sep 18, 2024, 6:32 PM
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Gros Méchant Loup
 
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McGill has a pre-med year that you can go into out of two years of CEGEP.

My kids have friends who've gone into medicine at McGill and other Quebec universities right out of CEGEP.
__________________
Loin des yeux, loin du coeur.
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  #42  
Old Posted Sep 18, 2024, 11:25 PM
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Originally Posted by Kelnoz View Post
Medical school is simpler, if anything! You do your pre-university DEC, then a prep year, and then right into the MD program.
My understanding is that the prep year is to complete the kind of courses that would be mandatory to apply to an MD program in say Ontario. I'm not sure every university even has one, McGill and UdeM do for sure, but USherbrooke doesn't seem to have information on that.

To be honest med school in the anglosphere baffles me. If the requirement is a 4 year degree in whatever, then the 4 year degree is irrelevant to your qualification... Some schools only require a handful of specific classes, doesn't it sting when all that matters in your entire degree is a few biology and chemistry courses?
The North American Anglosphere logic is a general bachelor degree is part of making you a relatable empathetic person who can therefore support patients better. The logic being 20 year olds aren't ready to commit their life to serving and healing others yet. I don't know if there is any evidence that the well rounded succesful applicants that have to volunteer, publish and often even work a year or two (or get a graduate degree) after undergrad before getting accepted are therefore better doctors or if they burn out or quit in lower numbers but that's the basic logic for an extremely highly paid profession that has way more applicants who would suceed than can be accepted.

It's interesting how English Universities both have a seperate philosophy but also adapt to Quebec's very different structure. With the likely loss of out of province students over the coming years this will become more and more neccesary.
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  #43  
Old Posted Sep 23, 2024, 3:36 PM
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That's not true, it's really 4 years (120 credits), even longer with coop. See this one for example. There's a single 4 months mandatory internship over one Summer, but there's still 8 full study semesters, just like a 120 credits Ontario program.

When doing coop, Sherbrooke does adds an extra semester at the end of your 4 years, which gives you 8 study semesters and 4 coops.

If you want to be pedantic, uOttawa for example has 132 credits for their engineering courses, but that's usually mashed into the regular 4 year schedule by having 18 credit semesters. I'm not sure if others do it, but it's generally not the norm for 4 year degrees.
Right. Engineering is a beast of its own. Even in RoC it's more than 120 credits, unlike the vast majority of bachelors.
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  #44  
Old Posted Feb 3, 2025, 3:58 PM
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Projet majeur de 450 chambres pour le Cégep de l’Outaouais
Par Daniel LeBlanc, Le Droit
3 février 2025 à 04h00


Le Cégep de l’Outaouais a décidé «de ne plus attendre» après trois refus de Québec et choisit «d’emprunter une nouvelle voie puis de passer en deuxième vitesse» pour son projet de résidence étudiante, dont l’ampleur a doublé. Il cible un autre terrain qu’anticipé au départ et ouvre la porte à d’autres options, dont un bail emphytéotique avec le privé.

Les contraintes financières actuelles du gouvernement jumelées au besoin en logement qui demeure criant pour la communauté collégiale – rappelons que plus de 500 étudiants parcourent jusqu’à 120 kilomètres par jour pour se rendre aux campus – amènent l’institution à se repositionner dans ce dossier.

Le Droit a appris que d’ici la fin mai, le Cégep lancera un nouvel appel d’avis d’intérêt à tous les promoteurs immobiliers afin de savoir si l’un d’entre eux souhaiterait exploiter une parcelle de terrain d’une superficie de trois acres située tout juste derrière la Cabane en bois rond, à quelques mètres du stationnement du campus Gabrielle-Roy, dans le secteur Hull.

«La proposition serait de faire appel à tous les promoteurs intéressés à exploiter notre terrain dans un modèle d’affaires ou dans un autre qui n’exigerait aucun capital de notre part et qui serait le plus innovant, le plus en adéquation avec notre mission, nos besoins, en plus d’être respectueux dans l’intégration avec le parc de la Gatineau, détaille Steve Brabant, directeur général. On espère pouvoir franchir la ligne d’arrivée avec la participation d’entreprises de la région. On a décidé de ne plus attendre.»

Trois phases

Le projet sur ce site «beaucoup plus optimal» et où de l’arpentage a déjà eu lieu, qui fait tout de même l’objet d’une demande déposée l’automne dernier au Plan québécois des infrastructures 2025-2035, propose désormais un total de 450 chambres, le tout réparti en trois phases distinctes, dont la première a un coût estimé à 45 millions de dollars.

«On ne veut pas attendre d’essuyer un énième refus, on en serait déjà à un quatrième au dépôt du prochain budget. Sans vouloir présumer de la réponse, on ne s’attend pas nécessairement à ce qu’on nous octroie 45 millions ou même la moitié de ça, alors on se réoriente», lance le gestionnaire, qui s’avoue même conscient des minces probabilités d’hériter de financement pour un tel projet d’ici «la fin de la décennie».

Une entente de collaboration avec le Cégep Heritage, qui fait face aux mêmes défis, est prévue.

Certaines validations demeurent à compléter avant de lancer le processus, mais le Cégep indique qu’au moins trois entreprises se sont d’ores et déjà dites intéressées à soumettre des propositions pour le concept.

«On a pris le temps de pivoter vers une nouvelle stratégie. [...] Les besoins demeurent criants et on doit trouver une solution, malgré entre autres le beau projet de première résidence (les résidences Ouimet, annoncées en janvier et qui compteront 24 places), qui est fort symboliquement, mais tout de même modeste et qui ne comblera pas tous les besoins», note M. Brabant.

Aucun capital n’étant nécessaire de la part de l’établissement d’enseignement supérieur, l’une des avenues possibles pourrait donc être la signature d’un bail emphytéotique, une entente souvent valide pendant plusieurs décennies.

Ce type de stratégie, qui nécessiterait malgré tout des autorisations de Québec – qui est déjà au courant –, s’avère selon Steve Brabant «ce que certains appellent une révolution des partenariats public-privé (PPP), c’est-à-dire pour compenser là où le gouvernement, pour toutes sortes de bonnes raisons, n’est pas en mesure de combler les besoins d’une communauté».

«On pense que c’est tout à fait responsable et logique de nous retourner vers la communauté. C’est un projet par et pour la communauté», lance-t-il.

Ce dernier réitère que le Cégep de l’Outaouais, huitième en importance au Québec et qui est appelé à accueillir jusqu’à 1500 étudiants de plus d’ici 2032, est l’un des seuls en province à ne pas être doté de résidence étudiante, et ce dans un contexte où il a l’un des plus vastes territoires à desservir et alors que les loyers à Gatineau sont les plus chers au Québec, sans compter le taux «critique» d’inoccupation.

Discussions avec la CCN

Des pourparlers ont lieu depuis quelques mois avec la Ville de Gatineau et la Commission de la capitale nationale (CCN) dans ce dossier.

«Le terrain est en principe une propriété de la CCN, mais en 1973 une entente de droit de gestion a été conclue [avec le gouvernement du Québec], tant et aussi longtemps que ça se fait en conformité avec la mission éducative du Cégep, soutient Steve Brabant. Notre souhait, c’est qu’au moment du transfert des titres de propriété à Asticou (un kilomètre plus loin, pour le nouvel hôpital), il y ait aussi régularisation des titres de propriété de notre terrain, de sorte qu’on ait 100% des droits d’exploitation.»

«Ça a généré de la déception, oui, [mais] le gouvernement a dû, face à la rareté des ressources et la multiplicité des besoins, faire des choix. [...] On apprécie toutes les démarches faites notamment par les élus régionaux pour faire valoir les besoins de l’Outaouais, note-t-il. On ne peut pas porter un jugement sur les besoins des autres régions, cégeps. Chacun a ses particularités. Mais on sait qu’il n’y aura pas de disponibilité des sommes avant un certain temps.»

S’il dit comprendre les considérations de Québec, ce dernier admet qu’en connaissant toutes les variables régionales – statut particulier, absence de résidence étudiante, retards historiques en enseignement supérieur, rareté du logement abordable, taux d’accessibilité aux études collégiales parmi les plus bas en province, notamment –, on peut «se poser la question et exprimer son incompréhension face à pourquoi, après toutes ces demandes, le Cégep de l’Outaouais n’a pu obtenir de financement».

Par contre, ajoute Steve Brabant, ce qui importe maintenant est d’avancer en faisant preuve à la fois «de résilience et de créativité» en empruntant d’autres chemins pour arriver à ses fins.

Plusieurs chapitres depuis trois ans

Pour rappel, la toute première mouture du projet de résidence étudiante, en 2022, comportait 60 unités de logement (120 chambres) et son coût était évalué à 22 millions de dollars. À l’époque, le Cégep avait essuyé un refus parce qu’il n’était admissible au financement, celui-ci tant réservé aux cégeps qui étaient à moins de 85% de leur devis scolaire, donc loin d’être surpeuplés. L’année suivante, les règles budgétaires avaient été actualisées et le taux d’inoccupation des logements avait été ajouté aux critères après des représentations auprès de Québec, mais le projet réévalué à 25 millions avait de nouveau été refusé.

Puis, à la fin 2023, le Cégep avait déposé un projet de 31 millions avec un nombre de chambres haussé à 200 devant des perspectives plus optimistes à Québec pour les parcs immobiliers dans le monde collégial. Mais devant un autre refus, l’institution a décidé «de cheminer dans (sa) pensée» l’an dernier puis de réorienter complètement son projet, entre autres en misant sur un autre terrain.

Dans un monde idéal, une fois les offres reçues, un scénario pourrait être retenu d’ici décembre, estime le Cégep, de sorte qu’il n’est pas impossible de croire à une mise en chantier en 2026 et, dépendant du déroulement des phases, les travaux s’étaleraient sur une période de 18 à 36 mois. Une ouverture en 2029 est donc envisageable, croit son directeur général.

«Le plus fort de la vague démographique va alors nous avoir atteints et le contexte immobilier ainsi que locatif, lui, ne dérougira pas», lance-t-il.

Par ailleurs, en lien avec un appel d’intérêt lancé en 2023 par le Cégep de l’Outaouais et le Cégep Heritage pour recevoir des propositions de mises en disponibilité de logements existants ou de constructions sur des terrains dans le secteur privé, le Cégep affirme qu’on travaille sur un partenariat pour lequel il pourrait y avoir des annonces dans les mois à venir. Les promoteurs privés et propriétaires d’immeubles qui avaient répondu à l’époque avaient mis sur la table une offre totalisant 600 logements.

https://www.ledroit.com/actualites/educa...e-loutaouais-DOAMNXETQRGDPENNAQGXOSD6WI/
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  #45  
Old Posted May 23, 2025, 1:13 PM
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«Tous les scénarios imaginables dépassés» au Cégep de l’Outaouais
Par Daniel LeBlanc, Le Droit
21 mai 2025 à 06h38


Les restrictions budgétaires imposées par Québec au réseau collégial auront des impacts potentiellement «irréversibles» sur le Cégep de l’Outaouais, qui est en pleine croissance, craint son directeur général. À moins d’un changement de cap, des décisions «déchirantes» devront être prises jusqu’en 2028, se désole-t-il.

Les coupes de 151 millions annoncées par le gouvernement dans les derniers jours – ce qui en ferait selon le réseau les plus importantes compressions de l’histoire puisque la dernière vague (154 millions) s’était étalée sur cinq ans entre 2011 et 2016 – amènent le Cégep à anticiper un déficit de 4,3 millions pour l’année 2025-2026.

Son directeur général Steve Brabant, qui rappelle que la planification budgétaire dans le milieu commence toujours en janvier, explique que personne n’avait vu venir un couperet aussi tranchant malgré le contexte économique fragile.

«Sur la base des rumeurs qu’on avait reçues, on avait déjà donné le mot d’ordre de planifier à 0 % d’augmentation nos budgets de fonctionnement [dépenses sur une année liées à l’énergie, aux logiciels, au transport, aux assurances, etc.], alors que plusieurs postes augmentent bien plus vite que l’inflation, dit-il. Au dépôt du budget [25 mars], nos appréhensions commençaient à se confirmer. Quand on a reçu les allocations la semaine passée, on s‘attendait à devoir faire des efforts, mais ce qui nous est demandé dépasse tous les scénarios imaginables auxquels on aurait pu penser.»

Les sommes à retrancher représentent 5 % de compressions nettes pour le Cégep de l’Outaouais dans le budget de fonctionnement.

M. Brabant affirme que la modeste hausse de 0,3 % du budget total versé aux cégeps sera loin de permettre de compenser plusieurs autres dépenses qui s’ajoutent.

«Pendant ce temps-là, on nous ajoute des charges sans précédent, soit la prise en charge entière des augmentations salariales négociées et conclues par le gouvernement avec les centrales syndicales [8,6 % sur trois ans entre 2025 et 2027]. Ce sont des variables qui sont connues, précise-t-il. Il y a l’inflation qui s’ajoute, les prix du marché qu’on ne contrôle pas, des fluctuations tarifaires alors qu’on se doit d’acheter Canadien, avec raison mais à des prix bien plus élevés. Nos dépenses habituelles n’augmentent pas de 0,3 %, elles augmentent à coup de 2, 3, 5, 10, 12 % dans certains cas.»

Comme le Cégep compose avec une croissance démographique importante – laquelle se poursuivra au moins jusqu’en 2032 –, le directeur général souligne que depuis deux ans, des investissements visant à augmenter la capacité organisationnelle ont été faits grâce à des surplus antérieurs.

«Tout cela a généré des déficits intentionnels, planifiés de notre part, qui viennent s‘intégrer quand même dans cette équation-là, mais néanmoins, au net, la compression gouvernementale totale est d’environ 3,3 millions», note-t-il.

Si les revenus prévus avec la hausse de la clientèle d’ici 2027-2028 – environ 600 étudiants additionnels – permettront de pallier en partie le déficit, on sera malgré tout loin du compte, soutient Steve Brabant.

Postes coupés

La direction, qui a présenté son plan au conseil d’administration de même qu’au personnel dans les derniers jours, a d’ores et déjà identifié une série d’optimisations pour arriver à l’équilibre budgétaire.

«On est parvenus à faire des mutations dans quelques-uns des cas, mais il y a des gens qui, au net, sont mis à pied», spécifie le gestionnaire.

Pour «amortir le choc», les 3,5 millions restants seront absorbés à même des surplus cumulés par l’institution depuis sa création (2,8 M $) ainsi qu’un montant non récurrent (700 000 $), si bien que la première année [2025-2026] en sera une décrite comme «transitoire» en vue d’une «grande transformation et consolidation organisationnelle».

Dommages collatéraux

Devant l’examen profond des dépenses gouvernementales et les projections de la Fédération des cégeps après analyse des données de Québec visant un retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2030, M. Brabant craint que ce ne soit «que le début» d’une période plus noire pour le réseau, y compris le Cégep de l’Outaouais.

C’est sans compter que le ministère de l’Économie retire l’ensemble de son financement l’an prochain pour le Réseau des centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT), dont fait partie CyberQuébec, basé au Cégep de l’Outaouais et seul CTTT en cybersécurité de la province.

«Ça met aussi en péril la mission de cette unité de recherche là», clame le directeur général.

Le Pôle en enseignement supérieur de l’Outaouais voit quant à lui son budget retranché de 10 %, tandis que le Laboratoire de l’Outaouais en innovation, technologie et entrepreneuriat (LaBoite) verra ses activités suspendues jusqu’à nouvel ordre devant l‘impossibilité pour le Cégep de maintenir l’offre de services. Certaines activités seront remaniées.

On anticipe que le Cégep devra retrancher jusqu’à trois millions en 2026-2027 et quatre millions l’année suivante dans son budget de fonctionnement pour résorber le déficit.

«On prend une petite marche en 2025-2026 et on s‘achète du temps avec nos surplus; on va devoir franchir une moyenne grosse marche en 2026-2027; puis on va devoir franchir une très grande marche en 2027-2028; si les variables qu’on utilise aux fins de projection à ce moment-ci demeurent inchangées et que l’intention gouvernementale est maintenue», lance M. Brabant.

D’autres mesures d’optimisation seront étudiées d’ici décembre.

Services directs en péril

Comme l’une des six enveloppes composant le budget annuel (75 millions) – la plus importante, celle des ressources enseignantes – est à la fois fermée et incompressible, le Cégep estime que l’étau se resserre encore plus.

«Même l’augmentation salariale des enseignants, je dois l’absorber dans les toutes autres dépenses, note Steve Brabant. [...] C’est presque 30 % de 28 millions (qu’il faudra couper), un tiers de tout ce qui est non enseignant, incluant des postes en services directs aux étudiants, que ce soit une aide pédagogique, un psychologue, un conseiller en orientation, un conseiller en services adaptés, etc.»

Les conséquences à moyen terme seront inévitables, craint-il.

«Autrement dit, d’ici 2027-2028, nous devrons transformer notre organisation en tenant compte d’une compression du tiers de l’organisation non enseignante, ce qui va générer une inadéquation profonde entre notre capacité organisationnelle, les besoins du corps enseignant, mais aussi ceux de la communauté étudiante, qui elle va continuer à croître», plaide le directeur général.

Le Cégep va se retrouver «un tiers moins bien doté» pour desservir sa clientèle alors que, précise-t-il, la proportion d’étudiants ayant besoin d’accommodements spécifiques (troubles d’apprentissage, handicaps, etc) a presque triplé en une décennie, passant de 8 % à 22 %.

Tout cela alors que le Cégep a l’un des plus faibles taux d’accessibilité aux études collégiales en province (55 % versus la moyenne de 67 %), insiste Steve Brabant, qui craint que seuls les plus performants accèdent à ce niveau d’études. Dans la MRC de Pontiac, ce taux chute à 22 %.

«C’est moins de main-d’oeuvre qualifiée pour l’ensemble des entreprises de la région, une amplification de l’exode vers l‘Ontario, ce qui représente une fuite de capitaux de toutes sortes», affirme-t-il.

Affirmant qu’on doit malgré cette période de turbulences «continuer à donner notre 100 % car notre communauté ne mérite pas moins», M. Brabant souhaite que face aux nombreux cris du coeur, une réflexion s’imposera et Québec fera marche arrière sur certaines décisions, saluant du même coup l’écoute de la députation régionale.

«À plusieurs reprises, ils nous ont aidés à se sortir d’impasse et à faire déboucher des projets. On les a sensibilisés au sujet de ce qui se passe, le dialogue est présent», conclut-il.

Le Cégep a accueilli en août dernier plus de 5320 étudiants, une fluctuation record de 5 %.

https://www.ledroit.com/actualites/educa...e-loutaouais-KEZOGLGRTRFIZHILGXT3INFR54/
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  #46  
Old Posted Aug 8, 2025, 1:35 PM
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Des avancées majeures pour loger les étudiants collégiaux en Outaouais



Le Cégep de l’Outaouais, qui depuis 2022 a vu quatre de ses demandes refusées par Québec pour ériger une résidence étudiante sur ses terrains, voit les projets de logement qu’il développait en parallèle débloquer. À commencer par une entente qui vient d’être signée pour la construction d’un immeuble comptant plus de 200 portes.

==SNIP==

Partenariat avec le Groupe Halfred Custeau

En parallèle, le Cégep de l’Outaouais a signé un accord en juillet avec le Groupe Halfred Custeau, acquéreur en octobre dernier des propriétés des Immeubles Tassé, qui permettra de réserver à la clientèle étudiante 12 chambres abordables entièrement meublées et à un tarif «très concurrentiel». C’est l’institution d’enseignement qui sera gestionnaire des réservations et de l’accompagnement des locataires.

D’ores et déjà, le Cégep dit travailler pour élargir le projet puisque la réponse a été immédiate, des dizaines d’étudiants ayant levé la main dans les dernières semaines. Devant la forte demande – une liste d’attente a été créée –, d’autres unités pourraient s’ajouter au lot cette année, et ce jusqu’à l’année scolaire 2026-2027.

Parcelle de terrain: appel d’intérêt lancé

Un autre projet majeur sur la table à dessin a progressé pour l’offre de logement étudiant: le Cégep de l’Outaouais a publié il y a deux semaines un nouvel appel d’intérêt, cette fois pour le développement de résidences étudiantes sur une parcelle de terrain d’un peu plus de cinq acres situé entre le campus Gabrielle-Roy et le Cégep Héritage, au sud et à l’ouest de la Cabane en bois rond.



On cherche à identifier un promoteur ou un investisseur privé qui aimerait exploiter ce terrain pour la conception, la construction et la gestion d’une résidence étudiante. Ceux-ci ont jusqu’au 2 septembre pour se manifester et la fin octobre est la date butoir pour déposer une proposition.

Comme révélé par Le Droit en février dernier, le projet consiste à exploiter, ultimement, un total de 450 chambres, le tout réparti en trois phases, l’institution ayant décidé de faire cavalier seul sans attendre le gouvernement. Aucun capital n’étant nécessaire de la part de l’établissement d’enseignement supérieur, la signature d’un bail emphytéotique est l’une des options possibles.

«Le Cégep cherche à susciter des propositions novatrices, viables financièrement, qui permettront de maintenir des loyers des plus abordables tout en assurant un milieu de vie inclusif, respectueux de l’environnement et parfaitement intégré à la réalité collégiale», de dire M. Brabant.



Le Cégep, qui collabore avec Héritage dans ce dossier aussi, vise le lancement d’un appel d’offres à l’hiver prochain en vue d’entamer la construction au plus tard à la fin 2026. Selon les prévisions actuelles, les premiers locataires pourraient y faire leur entrée en 2029 ou 2030.

La Commission de la capitale nationale (CCN), propriétaire des terres du Parc de la Gatineau à l’arrière; de même que la Fondation des aînés de l’Outaouais, qui occupe la Cabane en bois rond, sont également impliquées dans ce dossier.

Rappelons que le projet des Résidences Ouimet, qui s’avéreront les premières résidences étudiantes en 60 ans d’histoire pour le Cégep de l’Outaouais, verra le jour en 2027 grâce entre autres à un don de 1,2 million versé par un couple de philanthropes de la région [la Fondation Jocelyne et Gilles Ouimet]. L’appel d’offres pour la construction doit être lancé ce mois-ci.

==SNIP==

https://www.ledroit.com/actualites/educa...e-loutaouais-E6XVLCEW3VE3FLIOBLEHMCZNS4/
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  #47  
Old Posted Sep 15, 2025, 1:17 PM
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Un quatrième étage qui presse pour le Cégep de l’Outaouais
Par Daniel LeBlanc, Le Droit
15 septembre 2025 à 04h15


Le Cégep de l’Outaouais plaide qu’il a suffisamment pris son mal en patience pour l’ajout d’un quatrième étage au campus Félix-Leclerc, un projet qui fait du surplace même si les plans et devis sont complétés en partie depuis 2023. L’institution interpelle Québec pour peser sur l’accélérateur.


Après trois refus consécutifs pour le financement du projet dont la facture était estimée l’an dernier à près de 14 millions de dollars, le Cégep lève le ton et espère un déblocage plus tôt que tard compte tenu de la croissance des effectifs.

Le directeur général Steve Brabant affirme qu’on ne peut pas toujours agir «à retardement» et souhaite que l’ajout d’un quatrième étage au plus récent bâtiment – construit en 2013 – du campus Félix-Leclerc puisse être fait malgré le contexte de restrictions budgétaires.

En juin 2022, l’ancienne ministre Danielle McCann avait annoncé l’octroi au Cégep de l’Outaouais d’une somme de 590 000 $ pour la réalisation des plans et devis de ce projet, un agrandissement qui était alors planifié concurremment à l’autorisation d’implantation des programmes techniques Travail social et Gestion et interventions en loisirs. L’échéancier de livraison de cet étage avait alors été fixé à 2026.

Les œufs dans un seul panier

Or, voilà que le déroulement des choses dans les années suivantes a provoqué la suspension temporaire du projet décrit comme «prioritaire», et ce même si les plans et devis «qui serviront de base solide» sont finalisés à plus de 60 %.

«On a créé un comité, donné un contrat à une firme d’architecture dans les six à huit mois suivants, élaboré les besoins fonctionnels, etc., décrit M. Brabant. On a à ce moment-là déposé une première demande au Plan québécois des infrastructures (PQI), mais comme les finances publiques commençaient à se resserrer, on nous a dit: “si vous voulez assurer la viabilité financière de l’agrandissement [au campus] Gabrielle-Roy [qui sera complété à la fin de l’été 2026], on va mettre tous les œufs dans ce panier, on ne pourra pas financer Félix-Leclerc, mais redéposez [la demande] au prochain PQI, vous avez de très bonnes chances”.»


Une esquisse du plus récent bâtiment du campus Félix-Leclerc, incluant un quatrième étage. (Cégep de l'Outaouais)

Le hic, poursuit-il, c’est que depuis, les refus pour du financement se sont succédé, les premières cohortes des deux programmes se sont ajoutées et la croissance de la clientèle continue d’être à rythme grand V.

«L’argent octroyé a dû en principe être redirigé vers Gabrielle-Roy, ce qui veut dire qu’en ce moment, nous soutenons la dépense nous-mêmes jusqu’à ce qu’on revoit la couleur de l’argent du quatrième étage, lance le directeur général. Ce qui nous préoccupe là, c’est qu’il n’y a pas d’appel à projets pour l’année prochaine, contrairement au réseau solaire. C’est la première fois dans l’histoire connue qu’il n’y en a pas, donc on ne peut pas actualiser nos demandes antérieures ni demander des projets pour de la bonification de l’offre.»

L’ajout de cette infrastructure est «encore sur la table à dessin du ministère», mais aucune garantie ne peut être donnée étant donné les restrictions budgétaires, image Steve Brabant, qui croit qu’avec l’année électorale à venir, le prochain budget provincial est donc celui de la dernière chance.

Trop tard, oui, mais...

Le mal est déjà fait en partie côté espace, admet-il.

«Même si on nous donnait [l’argent au prochain budget], lancer l’appel d’offres, finir les plans, lancer le chantier et ouvrir nous mène à l’automne 2029, ce qui veut dire qu’il est déjà trop tard en principe. Il n’est pas trop tard de manière définitive, au sens où il va toujours servir pour consolider notre capacité, mais il est trop tard pour accueillir les vagues des années 2027, 2028 et 2029», de dire M. Brabant.

En attendant, même si l’ouverture de la nouvelle aile de deux étages au campus Gabrielle-Roy permettra de donner «un peu de marge de manœuvre», le Cégep est «forcé» de réfléchir déjà à d’autres solutions alternatives pour assurer l’accessibilité et la continuité des activités d’enseignement, prévient le gestionnaire.

La location d’espaces pour au moins cinq ans depuis ce mois-ci au Centre Slush Puppie, plus important complexe sportif à Gatineau, pour des cours d’éducation physique et des activités sportives – ce qui a permis des optimisations d’espaces pour accueillir les programmes Travail social et Gestion et interventions en loisirs – ne suffira assurément pas, insiste-t-on.

«Parce que pas de quatrième ou de solution équivalente veut dire plus de refus [de demandes d’admission], moins d’accessibilité, ça veut dire aussi moins de capacité pour combler les besoins en soins infirmiers, relate-t-il. Si on ne veut pas que la pénurie explose, que l’exode [vers l’Ontario] continue et que l’Outaouais se dévitalise, la ministre doit prendre connaissance de notre statut particulier, du rattrapage qu’il reste à faire, sinon on va continuer de reculer petit à petit.»

Soutenant que «ça leur appartient», le directeur général se dit bien conscient que des mesures comme un cours en soirée ou de la formation par visioconférence ne plairont pas à certains membres de la communauté étudiante. Il rappelle toutefois que l’accessibilité est une priorité et qu’il y a un équilibre à trouver.

«Mais dans des MRC [lors d’une tournée], parmi les parents qui n’ont pas les moyens de payer pour une auto ou du logement, certains préféraient avoir accès à des cours à distance que de n’avoir rien du tout, signale-t-il. [...] Et les cours de soir, ce n’est pas pour tout le monde ni pour tous les cours ou disciplines, mais si ça peut nous permettre de faire des gains en termes de plages horaires et ultimement de refuser 50 ou 100 étudiants de moins...»

À son avis, la construction d’un étage additionnel à Félix-Leclerc s’avère «la solution pour nous permettre de compléter la brochette de solutions dont on a besoin pour être capable de bien desservir la population pour les années et décennies à venir».

Rehaussement demandé

Même sans appel à projets, l’établissement d’enseignement supérieur compte donc déposer des demandes actualisées auprès de Québec dans un mémoire prébudgétaire. Privé de 50 % de son budget d’investissement, il envisage aussi de dépose une demande de rehaussement.

«Il y a nos bouilloires pour faire chauffer tous nos édifices, qui sont en fin de vie et s’apprêtent à briser. C’est 800 000 $. Il y a la piscine brisée, qui coûte 700 000 $. Mais on n’a pas d’argent pour cela. Il y a aussi un laboratoire de chimie, essentiel pour les sciences de la nature et aussi des programmes en santé et services sociaux. C’est un million de dollars», explique M. Brabant.

https://www.ledroit.com/actualites/educa...e-loutaouais-RLCVODHKXJFGBBTVSVGQCWKCNQ/
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Un projet de 160 chambres pour les étudiants collégiaux à Gatineau
Par Daniel LeBlanc, Le Droit
23 janvier 2026 à 04h00



Le Cégep de l’Outaouais franchira un nouveau pas dans l’élargissement de l’offre de logement étudiant pour répondre aux besoins croissants: un immeuble de 160 chambres en formule clé en main s’apprête à être érigé dans le secteur Hull.

==SNIP==

Plusieurs initiatives en chantier

Il ne s’agit pas du premier projet de logement étudiant en partenariat avec le secteur privé pour le Cégep de l’Outaouais, y compris des mesures transitoires.

Un projet d’immeuble de 240 portes dédié aux étudiants de deux cégeps (Outaouais et Héritage) sur la rue Archambault, à proximité du boulevard Saint-Raymond, est toujours dans les cartons, en collaboration avec la La Clef, une firme gatinoise de gestion immobilière. Une entente serait en voie d’être signée.

C’est sans compter des ententes conclues en 2024 avec des hôtels de Gatineau pour la réservation de chambres de même que le projet des Résidences Ouimet, qui s’avéreront les premières résidences étudiantes de l’histoire du Cégep de l’Outaouais. Ce projet, piloté par la Fondation du Cégep, doit voir le jour en 2027 grâce entre autres à un don de 1,2 million versé par la Fondation Jocelyne et Gilles Ouimet, un couple de philanthropes de la région.

L’établissement d’enseignement a aussi signé un accord l’an dernier avec le Groupe Halfred Custeau, acquéreur des propriétés des Immeubles Tassé, qui permettra de réserver à la clientèle étudiante 12 chambres abordables entièrement meublées et à un tarif «très concurrentiel».

En parallèle, le projet majeur de développement de résidences étudiantes sur une parcelle de terrain d’un peu plus de cinq acres situé entre le campus Gabrielle-Roy et le Cégep Héritage, au sud et à l’ouest de la Cabane en bois rond. Comme révélé par Le Droit il y a un an, un promoteur privé, à la suite d’un appel d’intérêt, exploiterait ce terrain pour la conception, la construction et la gestion d’une résidence étudiante où on compterait à terme jusqu’à 450 chambres, le tout réparti en trois phases. La signature d’un bail emphytéotique est l’une des options possibles.

https://www.ledroit.com/actualites/educa...x-a-gatineau-VCPCZ7BS5VG65P2KPP5BFLIMFM/
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And another one. It's not even funny how much the Government of Quebec seems to detest the Outaouais.

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Cégep régional: Québec dit non à l’Outaouais

Par Daniel LeBlanc, Le Droit
20 février 2026 à 04h13


Le Cégep de l’Outaouais essuie un refus: Québec dit non à sa demande visant à obtenir le statut de cégep régional, privilège détenu par deux seuls autres établissements depuis un demi-siècle et donnant droit selon la loi à du financement additionnel.

Au début de l’automne, le conseil d’administration du seul établissement collégial francophone de la région avait, par l’entremise d’une lettre acheminée à la ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, formulé une demande afin d’obtenir ce statut qui modifierait sa structure corporative.

Avec le feu vert pour cette reconnaissance permise par la loi, le Cégep de l’Outaouais aurait pu voir son enveloppe budgétaire de fonctionnement être rehaussée de plus de 800 000 $ par an. D’autant plus que l’établissement anticipe un déficit de plus de 2,5 millions en 2025-2026.

Puisqu’une allocation serait versée pour chaque collège constituant, soit chacun des campus où on dénombre plus de 500 étudiants (Gabrielle-Roy et Félix-Leclerc) en plus du financement fixe, l’enveloppe totale serait passée près de 5,8 millions à 6,6 millions de dollars.

Or, le Cégep, qui stipule que ce statut est non seulement «un levier de financement» en plus de le définir «en tous points», a récemment reçu une confirmation que le ministère rejette sa demande.

«Pas efficient»

De passage à Gatineau jeudi, la ministre Martine Biron a été catégorique pour justifier la réponse de Québec, indiquant que de «rajouter davantage de structures administratives» ne serait pas «efficient».

Elle spécifie que «l’un n’empêche pas l’autre» et que ce n’est pas parce qu’on a un tel statut ou non qu’on est limité pour autant dans l’expansion.

«Au contraire, il y a beaucoup de cégeps qui ouvrent ce qu’on appelle des centres locaux, des CEC (centres d’études collégiales). Ils peuvent ouvrir des campus. D’ailleurs, le cégep a deux campus, dit-elle. On a investi, d’ailleurs, dans l’agrandissement d’un des deux campus, 28 millions, ce qui n’est pas banal.»

Cet agrandissement du campus Gabrielle-Roy, une nouvelle aile de deux étages de 1000 mètres carrés, doit être complété ce printemps. Les nouveaux espaces accueilleront dès la prochaine rentrée les programmes de Radiodiagnostic et Techniques de l’informatique.

Déception et espoir

Steve Brabant, directeur général, ne cache pas son désappointement devant ce refus, mais indique qu’il compte revenir à la charge après les élections, lors de la prochaine ronde budgétaire.

S’il comprend qu’une charge financière vient avec un tel statut pour le gouvernement, il tient à rappeler qu’une communauté entière a donné son accord «unanime» pour en faire la demande officielle dans le but de reconnaître «le caractère régional et particulier» de l’Outaouais.

Plus de six ans après l’adoption d’une motion sur le statut particulier de l’Outaouais par l’Assemblée nationale, M. Brabant croit que ce changement d’appellation se serait accompagné de moyens financiers et administratifs adéquats et adaptés à la réalité régionale.

«Par exemple, le campus Gabrielle-Roy obtient un financement de base de 4,4 millions de dollars par année pour 3500 étudiants, presque 4000 en fait sur ce campus-là. Un même campus de 1500 étudiants, on pourrait regarder par exemple notre voisin, le Cégep Heritage, reçoit le même montant de 4,4 millions de dollars par année, ce qui veut dire que per capita, par nombre d’étudiants, le ratio de financement est bien, bien différent, dit-il. Oui, on obtient un financement par tête de pipe, sauf que même si on tient compte du montant de base, il y a une disparité majeure.»

Selon M. Brabant, une telle disparité est l’une des explications clés pourquoi le Cégep accuse autant de retard, lequel ne lui permet pas «d’avoir tous les moyens pour élargir la desserte sur son territoire, pour implanter des nouveaux programmes pour mieux combler les besoins de main-d’œuvre».

«Il y a également des discussions au sujet d’autres programmes, comme pharmaceutique, par exemple. Ces moyens-là, la reconnaissance du statut régional, c’est des forces, des outils additionnels pour nous permettre de développer le plein potentiel du seul Cégep de l’Outaouais», lance-t-il.

Preuve qu’il y a surpopulation, le directeur général soutient que le ministère lui-même reconnaît dans ses données qu’il y a un déficit d’espace de 3000 mètres carrés pour le Cégep de l’Outaouais.

Au final, 700 demandes d’admission ont été refusées cette année. Après les quatre tours d’admission, près de 400 individus n’ont pas obtenu une place au Cégep, déplore Steve Brabant, qui précise que la proportion de refus (près de 20 % cette année) est en progression constante depuis trois ans.

«Ma plus grande préoccupation en matière d’accessibilité, c’est que ce taux-là ne progresse pas. Ça, ça veut dire être capable de synchroniser la croissance et l’offre, de sorte à ce qu’on ne se retrouve pas à 22, 25, 30 % éventuellement. Ultimement, le revers de ça, c’est le taux d’accessibilité», explique le gestionnaire.

Dans la Belle Province, seuls deux cégeps bénéficient d’un statut régional, soit le Cégep régional de Lanaudière, qui a des adresses à Joliette, L’Assomption et Terrebonne; ainsi que le Cégep régional (anglophone) de Champlain, dont les collèges constituants se trouvent à Lennoxville, Saint-Lambert et Québec.
https://www.ledroit.com/actualites/educa...a-loutaouais-47D36GE3JRFFNFI7CJQPJGNN6A/
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